be-sup, la fédération belge du secteur des compléments alimentaires, a publié fin août une nouvelle analyse de l’Enquête de consommation alimentaire de Sciensano et en dégage cinq constats clés.
Un an après la publication de l’Enquête nationale de consommation alimentaire de Sciensano*, be-sup, la « fédération professionnelle officielle de et pour l’industrie des compléments alimentaires en Belgique », remet aujourd’hui ses principaux enseignements au cœur du débat. Le constat majeur est clair : pour de nombreuses vitamines et de nombreux minéraux, une grande majorité des Belges n’atteint pas les apports recommandés par la seule prise alimentaire quotidienne.
Cinq constats clés
L’Enquête dresse un tableau détaillé de ce que mange la population belge (quantités consommées, etc.). Elle constitue un indicateur pour évaluer la qualité des habitudes alimentaires de la population belge et leurs implications pour la santé.
be-sup déplore que « peu de temps après sa publication, l’attention médiatique est retombée. Les chiffres, eux, n’ont rien perdu de leur pertinence ». Compte tenu de leur importance dans le débat plus large sur la santé, be-sup a réexaminé les données, les a comparées à l’enquête précédente et les a mises en perspective avec les résultats des pays voisins. Cette analyse fait ressortir cinq constats clés :
– Pour plusieurs nutriments, les apports alimentaires restent insuffisants : seuls 7 % des adultes atteignent les recommandations pour la consommation de légumes (300 g par jour), 10 % pour celle des fruits (250 g par jour), et 1% seulement consomment suffisamment de produits à base de céréales complètes (au moins 125 g par jour). La conséquence est que 70 % de la population se situe sous les besoins en folates, 67 % pour le calcium, 63 % pour la riboflavine et 61 % pour la vitamine C.
– La situation se dégrade. Par rapport à l’enquête précédente (2014-2015), les apports moyens ont reculé, notamment pour la vitamine C, la vitamine A, la riboflavine et le calcium. Dans le même temps, la consommation de compléments alimentaires a presque doublé, passant de 30 % à 52 % de la population.
– La vitamine D constitue un cas à part. Plus de 95 % des Belges n’atteignent pas la recommandation de 15 µg par jour (Moyersoen et al., 2017). Les analyses sanguines confirment que la carence est réelle et répandue : environ 45 % des adultes présentent des taux sanguins insuffisants (25(OH)D en dessous de 50 nmol/L), allant jusqu’à entre 40 % et 100 % chez les personnes âgées. La vitamine D est également le complément alimentaire le plus utilisé en Belgique.
– Ces insuffisances d’apports ne touchent pas tous les Belges de la même manière. Les femmes, les adolescents et les personnes ayant un niveau d’instruction moins élevé sont systématiquement les groupes les plus à risque. Ainsi, 86 % des adolescents n’atteignent pas les apports recommandés en calcium ; chez les adolescentes, 43 % se situent sous les besoins en fer.
– Une problématique européenne partagée : aux Pays-Bas comme en France, les mêmes nutriments font défaut et les mêmes groupes de population sont largement concernés.
« Une alimentation équilibrée reste l’a base d’une bonne santé, et l’enquête montre combien la marge de progression demeure importante. Mais les chiffres sont sans équivoque : pour une grande partie de la population, l’alimentation seule ne permet pas d’atteindre tous les apports recommandés. Les compléments alimentaires peuvent dès lors apporter un soutien utile lorsque les apports alimentaires sont insuffisants, notamment pour la vitamine D et l’acide folique. Il est essentiel que les consommateurs le sachent et puissent s’appuyer sur une information fiable. » évoque Valerie Vercammen, Managing Director be-sup.
Lien vers le rapport : https://be-sup.be/fr/carences-en-vitamines-et-mineraux/
* Sciensano est un institut scientifique belge de santé humaine, animale et environnementale.
Il mène des activités de recherche scientifique et de surveillance, et soutient les pouvoirs publics ainsi que diverses agences et organisations grâce à son expertise, ses avis et ses services en matière de santé. Il évalue et surveille un éventail de risques liés à l’alimentation, à l’environnement et aux agents infectieux, contrôle la qualité des produits et services de santé et évalue la situation sanitaire ainsi que les soins de santé en Belgique.
La première Enquête nationale de consommation alimentaire a été menée en Belgique en 2004 auprès de 3 200 adultes âgés de 15 ans et plus. Puis, en 2014-2015, il a collecté des données sur la population belge, représentatives au niveau national, auprès de personnes âgées de 3 à 64 ans. Et en mars 2022, il a lancé la toute dernière campagne en date de collecte de données, en rassemblant des informations détaillées sur l’alimentation de 3 020 participants âgés d’au moins 3 ans dans un échantillon national représentatif et de 1 400 participants supplémentaires à Bruxelles et dans la communauté germanophone.
Belgium: A Majority of the Population Is Deficient in Vitamins and Minerals
be-sup, the Belgian federation for the dietary supplement industry, published a new analysis of the Sciensano National Food Consumption Survey in late August and identified five key findings.
One year after the publication of theSciensano National Food Consumption Survey*, be-sup, the “official trade association of and for the dietary supplement industry in Belgium,” is today bringing its main findings back to the forefront of the debate. The main finding is clear: for many vitamins and minerals, a large majority of Belgians do not meet the recommended intakes through daily diet alone.
Five Key Findings
The Survey provides a detailed picture of what the Belgian population eats (quantities consumed, etc.). It serves as an indicator for assessing the quality of the Belgian population’s dietary habits and their implications for health.
be-sup regrets that “shortly after its publication, media attention waned. The figures, however, have lost none of their relevance .” Given their importance in the broader debate on health, be-sup reexamined the data, compared it to the previous survey, and put it into perspective with the results from neighboring countries. This analysis highlights five key findings:
– For several nutrients, dietary intakes remain insufficient: only 7% of adults meet the recommendations for vegetable intake (300 g per day), 10% for fruit intake (250 g per day), and only 1% consume enough whole-grain products (at least 125 g per day). As a result, 70% of the population falls short of the recommended intake for folate, 67% for calcium, 63% for riboflavin, and 61% for vitamin C.
– The situation is worsening. Compared to the previous survey (2014–2015), average intakes have declined, particularly for vitamin C, vitamin A, riboflavin, and calcium. At the same time, the use of dietary supplements has nearly doubled, rising from 30% to 52% of the population.
– Vitamin D is a special case. More than 95% of Belgians do not meet the recommended daily intake of 15 µg (Moyersoen et al., 2017). Blood tests confirm that deficiency is real and widespread: approximately 45% of adults have insufficient blood levels (25(OH) D below 50 nmol/L), rising to between 40% and 100% among older adults. Vitamin D is also the most widely used dietary supplement in Belgium.
– These intake deficiencies do not affect all Belgians equally. Women, adolescents, and people with lower levels of education are consistently the groups most at risk. For example, 86% of adolescents do not meet the recommended calcium intake; among adolescent girls, 43% fall short of iron requirements.
– A shared European challenge: in the Netherlands as well as in France, the same nutrients are lacking, and the same population groups are significantly affected.
“A balanced diet remains the foundation of good health, and the survey shows just how much room for improvement there still is. But the figures are unequivocal: for a large portion of the population, diet alone is not sufficient to meet all recommended intakes. Dietary supplements can therefore provide useful support when dietary intake is insufficient, particularly for vitamin D and folic acid. It is essential that consumers are aware of this and have access to reliable information.” according to Valerie Vercammen, Managing Director be-sup.
Link to the report: https://be-sup.be/fr/carences-en-vitamines-et-mineraux/
* Sciensano is a Belgian scientific institute for human, animal, and environmental health.
It conducts scientific research and surveillance activities and supports public authorities as well as various agencies and organizations through its expertise, advice, and health-related services. It assesses and monitors a range of risks related to food, the environment, and infectious agents; monitors the quality of health products and services; and evaluates the public health situation and health care in Belgium.
The first National Food Consumption Survey was conducted in Belgium in 2004 among 3,200 adults aged 15 and older. Then, in 2014–2015, it collected nationally representative data on the Belgian population from individuals aged 3 to 64. And in March 2022, it launched its most recent data collection campaign, gathering detailed information on the diets of 3,020 participants aged 3 and older from a nationally representative sample, as well as an additional 1,400 participants in Brussels and the German-speaking community.