Étude exploratoire en oncologie : « Supplémentation chez les patients utilisateurs de compléments alimentaires et articulation avec l'activité physique »

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15.10.2026

Une auto-prescription fréquente, mais un besoin de conseil médical 

La prise de compléments alimentaires (CA) ainsi que l’activité physique adaptée (APA) font partie des stratégies complémentaires utilisées en oncologie. Les bénéfices de l’activité physique sont bien établis et sa pratique est conseillée, mais les recommandations sur l’utilisation des CA pendant les traitements anticancer restent encore limitées. Une récente étude franco-italienne (1) nous éclaire sur les comportements liés à l’utilisation des CA pendant le parcours de soins, ainsi que sur leur relation avec l’intérêt pour l’activité physique. Des données qui intéressent directement l’oncologie intégrative.

« La médecine doit se réapproprier les connaissances et la recherche sur les compléments alimentaires ; des milliers d’études randomisées plus ou moins informatives existent pourtant, sans être forcément probantes, avec une complexité de mécanismes d’actions égalant les variables entrant en jeu. L’association observée entre les motivations pour l’utilisation des compléments alimentaires et l’intérêt pour l’activité physique souligne la nécessité d’approfondir la recherche sur l’impact des stratégies de soins en Oncologie intégrative. » –  Alain Toledano, cancérologue, Institut Rafaël, président de la Société française d’oncologie intégrative. 

Cancer, compléments alimentaires et activité physique : contexte général

Une incidence du cancer en expansion et des facteurs de risque modifiables

L’incidence et la prévalence du cancer augmentent au niveau mondial. Il constitue la deuxième cause de mortalité dans le monde, derrière les maladies cardiovasculaires. Les projections annoncent 35 millions de nouveaux cas par an d’ici 2050, soit +77 % par rapport à 2022 (CIRC*/OMS). 

Le mode de vie joue un rôle important dans les stratégies de prévention et de prise en charge du cancer. En effet, selon la 5e édition du Code européen contre le cancer, l’alimentation, le surpoids, l’activité physique, le comportement sédentaire et l’allaitement sont des facteurs modifiables qui pèsent sur le fardeau du cancer dans l’Union européenne (2).

Un exercice physique insuffisant pendant le parcours de soins, malgré des bénéfices établis

L’exercice physique pratiqué avant, pendant et après le traitement contribue à réduire les effets indésirables des traitements, à préserver la masse musculaire, à améliorer les capacités cardiorespiratoires et fonctionnelles, ainsi que la qualité de vie (3). Malgré des bénéfices de plus en plus étayés scientifiquement, l’adhésion aux recommandations relatives au mode de vie reste insuffisante. La sédentarité est notamment très fréquente chez les patients atteints de cancer, parfois impactés par des symptômes importants, la sévérité du traitement et des croyances concernant la santé et la guérison (1). 

Des compléments alimentaires de plus en plus consommés par les patients atteints de cancer

L’utilisation des compléments alimentaires a considérablement augmenté, notamment chez les patients en oncologie (1). Leur accessibilité et leur perception comme des produits « naturels » et sans danger facilitent cette utilisation.

Les patients y ont recours pour compléter les traitements conventionnels, atténuer les effets indésirables des traitements ou même pour agir sur la progression de la maladie, selon une étude transversale norvégienne (4).

Malgré cette utilisation fréquente, les données sur leur efficacité et leur sécurité en oncologie restent encore limitées et hétérogènes, selon les auteurs de l’étude de l’Institut Rafaël. De grandes organisations internationales, telles que l’American Cancer Society (ACS), le World Cancer Research Fund (WCRF) et l’American Institute for Cancer Research (AICR), recommandent toutefois de privilégier les apports nutritionnels issus d’une alimentation équilibrée et déconseillent le recours aux CA en l’absence d’indication spécifique (1).

Lien entre les pratiques de supplémentation et l’activité physique dans l’étude en oncologie intégrative de l’Institut Rafaël

Cette étude transversale, publiée dans Advances in Integrative Medicine (1), a été menée auprès de 114 patients atteints de cancer et utilisant des CA, âgés de 27 à 79 ans (âge médian : 56,5 ans). La grande majorité étaient des femmes (93 %), touchées principalement par un cancer du sein (70,2 %). Au moment de l’étude, 62,3 % des patients étaient en cours de traitement.

Les données ont été recueillies via un questionnaire auto-administré. 

Concernant leur niveau d’activité physique, près de la moitié des patients (47,4 %) déclaraient pratiquer 150 à 300 minutes d’activité d’intensité modérée par semaine. Près du quart (23,7 %) n’atteignaient pas le niveau minimum recommandé, 18,4 % étaient sédentaires et 10,5 % dépassaient les niveaux recommandés. 

Vitamine D et magnésium : les compléments alimentaires les plus consommés par les patients

La vitamine D et le magnésium étaient les compléments alimentaires les plus utilisés au cours des différentes phases du traitement. 

L’huile d’olive (non classée comme CA, mais partie intégrante du régime méditerranéen, modèle d’alimentation saine) et la vitamine C étaient souvent consommées pendant la phase de traitement actif, arrivant juste après la vitamine D et le magnésium. 

  • Avant le traitement : magnésium (7,9 %), puis oméga-3/huiles de poisson, probiotiques et vitamine D (7,0 % pour chacun).
  • Pendant le traitement : vitamine D (20,2 %), magnésium (11,4 %), huile d’olive (9,6 %) et vitamine C (7,0 %).
  • Après le traitement : vitamine D (13,2 %) et magnésium (10,5 %).
  • De façon continue au cours de toutes les phases du traitement : huile d’olive (10,5 %), vitamine D (8,8 %) et thé vert (7,0 %), et autres produits en proportions plus faibles (magnésium, curcuma, calcium, jus d’orange, gingembre, graines de lin et romarin).

L’oncologue, source de conseil préférée pour les CA, mais rarement à l’origine des recommandations

Les recommandations que recevaient les patients concernant les CA provenaient principalement des sources suivantes : 

  • naturopathes (20,2 %) ; 
  • médecins généralistes (19,3 %) ; 
  • amis ou membres de la famille (16,7 %) ; 
  • autres patients (14 %) ;
  • oncologues (10,5 %) ;
  • nutritionnistes, pharmaciens ou sources commerciales/sites Internet (moins de 10 % chacun).

Cependant, par ordre de préférence de source des conseils, les patients citaient majoritairement l’oncologue : 

  • oncologue (59,6 %) ;
  • médecin généraliste (49,1 %) ;
  • naturopathe (40,4 %) ; 
  • nutritionniste (36,0 %).

Près de 4 utilisateurs de CA sur 10 classés dans le groupe « auto-prescripteurs »

Une majorité de patients (61,4 %) recevaient des recommandations de la part de professionnels de santé (médecin généraliste ou oncologue) ou d’un naturopathe pour la prise de compléments alimentaires. Toutefois, près de 4 consommateurs de CA sur 10 (38,6 %) recevaient des conseils provenant d’amis ou de membres de la famille, de sites Internet ou d’autres sources non-professionnelles. Ils étaient classés comme « auto-prescripteurs » dans l’étude. 

Les principales raisons avancées pour ne pas informer leur médecin généraliste de leur prise de CA étaient que ces produits ne sont pas des médicaments, et perçus comme des produits naturels et sans danger. Pour certains, s’ajoutait la crainte que le médecin ne comprenne pas cette démarche ou qu’il réagisse négativement. 

Les raisons invoquées pour ne pas informer le médecin généraliste différaient significativement entre auto-prescripteurs et non-auto-prescripteurs de CA. Concernant l’oncologue, de nombreux patients indiquaient que ce dernier ne les avait pas interrogés sur leur consommation de CA, mais aucune différence significative n’a été observée entre auto-prescripteurs et non-auto-prescripteurs.

Un lien entre certaines motivations à prendre des CA et l’intérêt pour l’activité physique 

Les principales motivations des patients pour la prise de CA étaient : 

  • le renforcement général (64,04 %) ; 
  • la fatigue (56,14 %) ; 
  • l’anxiété ou le stress (36,84 %) ; 
  • les troubles du sommeil (30,7 %) ; 
  • la prévention de la récidive du cancer ou le traitement du cancer (24,56 %).

Concernant l’intérêt pour un programme structuré d’activité physique chez les patients atteints de cancer, 67,5 % des personnes se déclaraient disposées à y participer. Près du tiers (32,5 %) répondaient « peut-être » ou ne manifestaient pas d’intérêt.

L’analyse statistique a montré un lien entre certaines motivations à prendre des CA et l’intérêt pour l’activité physique. Ainsi, les patients qui en consommaient dans un objectif de renforcement général étaient significativement plus susceptibles d’être intéressés par un programme d’exercice adapté.

Cette association significative avec l’intérêt pour l’activité physique était également retrouvée lorsque les CA étaient utilisés pour compléter/soutenir l’alimentation ou améliorer le sommeil.

En revanche, les motivations de prise de CA liées à l’état psychique, la fatigue, l’anxiété ou le stress, la ménopause, la douleur, les troubles gastro-intestinaux, le soutien du système immunitaire, ainsi que la santé cardiovasculaire ou respiratoire n’étaient pas significativement associées à l’intérêt pour l’activité physique.

Malgré des liens entre ces stratégies de support et leurs bénéfices respectifs potentiels, les résultats de ces travaux suggèrent que la supplémentation et l’activité physique ne sont pas toujours envisagées comme complémentaires, selon les auteurs. Ils appellent à une approche plus intégrée des soins de support, associant le conseil nutritionnel, l’information sur l’utilisation des CA et la promotion de l’activité physique. Ils plaident également pour l’éducation et la formation en oncologie intégrative, qui aideraient les professionnels de santé à dispenser des conseils plus sûrs, plus complets et plus personnalisés.

Références

  1. Murri A, Chaix-Couturier C, Grazioli E, et al. Dietary supplementation and physical activity in cancer patients: A cross-sectional study in integrative oncology. Adv Integr Med. 2026;13(4):100694. doi:10.1016/j.aimed.2026.100694. 
  2. Leitzmann MF, Bakogianni I, Anderson AS, Bauld L, Fernandez E, Morris S, Srour B, Vardavas C, Vlad I, Vuik S, Weijenberg M, Figuls MRI, Rigau D, Feliu A, Zeeb H, Schüz J, D’Souza E, Ritchie D, Espina C, Riboli E. European Code Against Cancer, 5th edition – diet, excess body weight, physical activity, sedentary behavior, breastfeeding, and cancer. Mol Oncol. 2026 Jan;20(1):28-48. doi: 10.1002/1878-0261.70201. 
  3. Torregrosa C, Chorin F, Molina Beltran EE, Neuzillet C, Cardot-Ruffino V. Physical Activity as the Best Supportive Care in Cancer: The Clinician’s and the Researcher’s Perspectives. Cancers (Basel). 2022;14(21):5402. doi:10.3390/cancers14215402. 
  4. Kristoffersen AE, Stub T, Nilsen JV, Nordberg JH, Broderstad AR, Wider B, Bjelland M. Exploring dietary changes and supplement use among cancer patients in Norway: prevalence, motivations, disclosure, information, and perceived risks and benefits: a cross sectional study. BMC Nutr. 2024 Apr 26;10(1):65. doi: 10.1186/s40795-024-00872-8. 

* CIRC : Centre international de recherche sur le cancer


Exploratory study in oncology: ‘Supplementation in patients using dietary supplements and its relationship with physical activity’

Frequent self-prescription, but a need for medical advice

The use of dietary supplements (DS) and adapted physical activity (APA) are among the complementary strategies used in oncology. The benefits of physical activity are well established and its practice is recommended, but guidance on the use of dietary supplements during cancer treatment remains limited. A recent Franco-Italian study (1) sheds light on behaviours relating to the use of dietary supplements throughout the care pathway, as well as their relationship with interest in physical activity. These findings are of direct relevance to integrative oncology.

“Medicine must reclaim knowledge and research on dietary supplements; thousands of randomised studies—some more informative than others—do exist, though they are not necessarily conclusive, with mechanisms of action as complex as the variables involved. The observed association between motivations for using dietary supplements and interest in physical activity highlights the need for further research into the impact of care strategies in integrative oncology.” – Alain Toledano, oncologist, Institut Rafaël, president of the French Society for Integrative Oncology.

Cancer, dietary supplements and physical activity: general context

A rising incidence of cancer and modifiable risk factors

The incidence and prevalence of cancer are increasing worldwide. It is the second leading cause of death globally, after cardiovascular diseases. Projections forecast 35 million new cases per year by 2050, representing a 77 per cent increase compared with 2022 (IARC*/WHO).

Lifestyle plays an important role in cancer prevention and management strategies. Indeed, according to the 5th edition of the European Code Against Cancer, diet, excess weight, physical activity, sedentary behaviour and breastfeeding are modifiable factors that contribute to the burden of cancer in the European Union (2).

Insufficient physical activity during the course of care, despite established benefits

Physical activity undertaken before, during and after treatment helps to reduce the adverse effects of treatments, preserve muscle mass, improve cardiorespiratory and functional capacity, and enhance quality of life (3). Despite benefits that are increasingly supported by scientific evidence, adherence to lifestyle recommendations remains insufficient. A sedentary lifestyle is particularly common among cancer patients, who are sometimes affected by significant symptoms, the severity of treatment and beliefs regarding health and recovery (1).

Dietary supplements are increasingly being taken by cancer patients

The use of dietary supplements has risen considerably, particularly amongst oncology patients (1). Their accessibility and their perception as ‘natural’ and safe products facilitate this use.

Patients use them to complement conventional treatments, alleviate the side effects of treatments or even to influence the progression of the disease, according to a Norwegian cross-sectional study (4).

Despite this frequent use, data on their efficacy and safety in oncology remain limited and inconsistent, according to the authors of the study from the Rafaël Institute. However, major international organisations, such as the American Cancer Society (ACS), the World Cancer Research Fund (WCRF) and the American Institute for Cancer Research (AICR), recommend prioritising nutritional intake from a balanced diet and advise against the use of CA in the absence of a specific medical indication (1).

The link between supplementation practices and physical activity in the Rafaël Institute’s integrative oncology study

This cross-sectional study, published in Advances in Integrative Medicine (1), was conducted among 114 cancer patients aged between 27 and 79 (median age: 56.5 years) who were using CA. The vast majority were women (93 per cent), mainly with breast cancer (70.2 per cent). At the time of the study, 62.3 per cent of patients were undergoing treatment.

Data were collected via a self-administered questionnaire.

With regard to their level of physical activity, nearly half of the patients (47.4 per cent) reported engaging in 150 to 300 minutes of moderate-intensity activity per week. Nearly a quarter (23.7 per cent) did not meet the minimum recommended level, 18.4 per cent were sedentary and 10.5 per cent exceeded the recommended levels.

Vitamin D and magnesium: the dietary supplements most commonly taken by patients

Vitamin D and magnesium were the most commonly used dietary supplements throughout the various phases of treatment.

Olive oil (not classified as a dietary supplement, but an integral part of the Mediterranean diet, a model of healthy eating) and vitamin C were frequently consumed during the active treatment phase, ranking just behind vitamin D and magnesium.

· Before treatment: magnesium (7.9 per cent), followed by omega-3/fish oils, probiotics and vitamin D (7.0 per cent each).

· During treatment: vitamin D (20.2 per cent), magnesium (11.4 per cent), olive oil (9.6 per cent) and vitamin C (7.0 per cent).

· After treatment: vitamin D (13.2 per cent) and magnesium (10.5 per cent).

· Continuously throughout all phases of treatment: olive oil (10.5 per cent), vitamin D (8.8 per cent) and green tea (7.0 per cent), and other products in smaller proportions (magnesium, turmeric, calcium, orange juice, ginger, linseeds and rosemary).

The oncologist is the preferred source of advice on dietary supplements, but rarely the source of the recommendations

The recommendations patients received regarding dietary supplements came mainly from the following sources:

· naturopaths (20.2 per cent);

· general practitioners (19.3 per cent);

· friends or family members (16.7 per cent);

· other patients (14 per cent);

· oncologists (10.5 per cent);

· nutritionists, pharmacists or commercial sources/websites (less than 10 per cent each).

However, when ranked by preference for a source of advice, the majority of patients cited the oncologist:

· oncologist (59.6 per cent);

· GP (49.1 per cent);

· naturopath (40.4 per cent);

· nutritionist (36.0 per cent).

Nearly 4 in 10 dietary supplement users classified as ‘self-prescribers’

A majority of patients (61.4 per cent) received recommendations from healthcare professionals (GPs or oncologists) or a naturopath regarding the use of food supplements. However, nearly 4 in 10 food supplement users (38.6 per cent) received advice from friends or family members, websites or other non-professional sources. They were classified as ‘self-prescribers’ in the study.

The main reasons given for not informing their GP that they were taking dietary supplements were that these products are not medicines and are perceived as natural and safe. For some, there was also a fear that the GP might not understand this approach or might react negatively.

The reasons given for not informing the GP differed significantly between self-prescribers and non-self-prescribers of CA. With regard to the oncologist, many patients stated that the oncologist had not asked them about their use of CA, but no significant difference was observed between self-prescribers and non-self-prescribers.

A link between certain motivations for taking CA and interest in physical activity

The main motivations for patients taking CA were:

  • general strengthening (64.04 per cent);
  • fatigue (56.14 per cent);
  • anxiety or stress (36.84 per cent);
  • sleep disorders (30.7 per cent);
  • prevention of cancer recurrence or cancer treatment (24.56 per cent).

Regarding interest in a structured physical activity programme amongst cancer patients, 67.5 per cent of respondents stated they were willing to take part. Nearly a third (32.5 per cent) answered ‘perhaps’ or showed no interest.

Statistical analysis revealed a link between certain motivations for taking dietary supplements and interest in physical activity. Thus, patients who took them with the aim of general strengthening were significantly more likely to be interested in a tailored exercise programme.

This significant association with interest in physical activity was also found when dietary supplements were used to supplement or support the diet or to improve sleep.

By contrast, motivations for taking dietary supplements related to mental health, fatigue, anxiety or stress, the menopause, pain, gastrointestinal disorders, immune system support, as well as cardiovascular or respiratory health, were not significantly associated with an interest in physical activity.

Despite links between these support strategies and their respective potential benefits, the authors note that the findings of this research suggest that supplementation and physical activity are not always viewed as complementary. They call for a more integrated approach to supportive care, combining nutritional advice, information on the use of dietary supplements and the promotion of physical activity. They also advocate for education and training in integrative oncology, which would help healthcare professionals provide safer, more comprehensive and more personalised advice.

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